L'Etat algérien a pris engagement ferme de traquer les biens mal acquis exfiltrés en Europe et ailleurs, afin de rétablir la confiance avec le citoyen.

La traque de l’argent sale des oligarques commence

Traquer l'argent de la corruption, partout et maintenant

 

     La promesse faire de traquer l’argent exfiltré dans les capitales européennes par les oligarques emprisonnés va prendre de la consistance après les récentes décisions de justice qui permettent à l’Etat algérien de disposer des biens saisis.

La traque de l’argent issu de la corruption se divise en plusieurs volets, allant du plus identifiable au plus insaisissable. Si des biens, mobiliers, immobiliers ou en argent bancaires, en euros ou en dollars, ont d’ores et déjà été identifiés et fichés, d’autres le sont moins, car le secret bancaire des banques d’Europe est un verrou difficilement déchiffrable, d’autant que les accords ratifiés ne sont pas toujours exécutables dans l’immédiat.

Traquer les biens mal acquis pour rétablir la confiance avec le citoyen
La traque de l’argent sale, une promesse d’Etat

La traque dans le sillage des décisions de justice

De ce fait, l´Etat algérien passe à la deuxième phase dans sa lutte contre le blanchiment d´argent et le transfert illégal de capitaux vers l´étranger. Une mesure qui s´inscrit en droite ligne du concept de bonne gouvernance et de gestion rationnelle des deniers publics, prôné par le gouvernement, notamment depuis l´annonce du nouveau plan de relance économique.

Récemment, sur instruction du gouvernement, les ex-entreprises appartenant aux oligarques emprisonnés, Tahkout, Kouninef, Mazouz, Larbaoui, Metidji, etc. sont passées sous la coupe du Conseil des Participations de l’État (CPE), une instance gouvernementale qui sera chargée de la remise sur rails de ces entreprises.

La traque de l'argent sale, une affaire d'Etat
Traquer jusqu’au bout du monde les biens mal acquis

Traquer l’argent sale, une mission de salubrité publique

L’information se confirme avec la décision de mettre fin à la mission des administrateurs des sociétés confisquées par décision de justice, qui appartenaient à des hommes d’affaires condamnés dans des affaires de corruption, notamment Tahkout, Haddad, Mazouz, Kouninef, Baïri et Larbaoui.

De même, plusieurs organismes publics, dont des banques, ont été destinataires d’une correspondance les informant de la décision de mettre fin aux fonctions d’administrateurs administratifs pour les entreprises qui détiennent des investissements dans plusieurs domaines, dont le domaine de l’installation automobile et des travaux publics.

 

Le secret bancaire, un mur contre la traque de l'argent sale
Identifier les biens mal acquis pour les rapatrier en Algérie

La traque des biens mal acquis, une promesse d’Etat

Une décision a été rendue par le Conseil des Participations de l’État ces derniers jours pour transférer les propriétés des entreprises confisquées aux institutions publiques et les annexer à celles-ci après la publication de décisions judiciaires définitives et l’épuisement de toutes les procédures légales pour contester les décisions.

Le Conseil des Participations de l’État (CPE) est une instance gouvernementale en lien avec l’organisation , la gestion et la privatisation des entreprises publiques économiques .

Le CPE est chargé de fixer la stratégie globale en matière de participations de l’État et de privatisation ; de définir et de mettre en œuvre les politiques et programmes concernant les participations de l’État ; de définir et d’approuver les politiques et programmes de privatisation des entreprises publiques économiques, enfin, d’examiner et d’approuver les dossiers de privatisation.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *